REZ DOG ATJECOUTAY
Atjecoutay, artiste-peintre Ojibway-Cree de la Nation Première de Cowessess, (Saskatchewan, Ca.) est une figure connue du public concerné par l’histoire et la créativité aborigène.
Il entama les premières 18 années de sa carrière dans le monde rigide et méticuleux du vitrail avant de se tourner passionnément vers la conception de fresques murale et la peinture sur bois et canevas.
« J’ai passé les 13 premières années de ma vie à pratiquer un processus de raffinement extrême et les 13 dernières à dé-finir ce qu’on m’avait appris. »
Dépeint par la critique comme un expressionniste abstrait, Atjecoutay pense que la forme symbolique est la plus proche expression de la vie quotidienne de son peuple : « Je me reconnais comme un animiste, c’est notre genre original.»
Atjecoutay a organisé plusieurs cimaises au Canada et aux Etats-Unis ; sa prochaine exposition « the Rez Dog» est en cours d’élaboration à l’espace animiste qui est aussi son atelier genevois .
Le vernissage prévu pour novembre prochain sera résolument politique, avec peut-être un peu d’humour amérindien et de conscience en plus : « Personne n’ose parler de consumérisme, de gentillesse, de chiens indiens. J’essaie de saisir mon peuple ici et maintenant, en comprenant son histoire, en différenciant les coupables des victimes, et mon peuple n’est pas que rouge, il est surtout animal et discret.
C’est pour lui que je fabrique des couvertures de peinture, je veux qu’il s’enveloppe dans ses plis, qu’il se sente de nouveau chez lui et qu’il aboie dans sa langue natale.»
« Nos parents ont souffert l’indicible et puis se sont entièrement perdus dans les Residential Schools.
Pour l’alcool et les drogues, la misère et toutes ces solitudes, ma génération est dédommagée, ce qui lui permet aujourd’hui de se construire un avenir indien. Or, sérieusement, je pense que l’avenir c’est la mémoire, la résistance et le changement : c’est maintenant l’animisme.»
Pour affranchir la parole aborigène de sa perception folklorique, passéiste ou new-âge, Atjecoutay organise différentes actions de sensibilisation à l’expression contemporaine amérindienne de qualité comme présentation de films, de livres et de disques souvent inconnus en Europe.
Sont en préparation plusieurs expositions media-mixtes, ainsi qu’une série de conférences et lectures publiques avec une préférence donnée aux femmes : « Nous sommes une société matriarcale mais la nature a été enlevée des paysages de nos esprits.
C’est arrivé ici avant de nous arriver : la mère est devenue la matérielle ; c’est avec ses valeurs que je peins et que je combats.
ANIMOOSH CEREMONIAL SONGS
Based on the Creation telling
Ce chant (la cérémonie de la couverture) parle de l’époque où les premiers ancêtres et les wichikapache, les enfants du chien, erraient à la surface de la terre. Il conte les jours d’Animooosh et lui fait offrande afin que le peuple vive...
FEED THE PEOPLE
That which is good
May it be made an offering to her
May it be made an offering to her
The People who walks in the darkness
May it be made an offering to her
May it be made an offering to her – No’sa (my father)
The blue sparkling snow
May it be made an offering to her
May it be made an offering to her
The sage, the sweetgrass and the cedar
May it be made an offering to them
May it be made an offering to them
The birch barch and the red willow
May it be made an offering to them
May it be made an offering to them
On the ice the people’s little steps and the happiness
May it be made an offering to them
May it be made an offering to them
The famine
May it be made an offering to him
May it be made an offering to him
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